La bilirubine : quel est son taux normal dans l’organisme et les causes de son augmentation ?

Molécule méconnue, mais présente chez les femmes ainsi que les hommes, la bilirubine est un pigment jaune présent naturellement dans le sang. Il résulte de la destruction des hématies ayant vieilli au niveau de la rate. En effet, un trouble bénin peut engendrer un taux anormal élevé de ce pigment dans le sang favorisant ainsi la survenue des maladies plus ou moins sévères.

Les valeurs normales de la bilirubine dans le sang

Suite à la production de la bilirubine, cette dernière est véhiculée jusqu’au foie où elle rend la bile jaunâtre. En effet, une bilirubine totale trop basse est un bon signe de santé. Ainsi, le taux élevé de bilirubine est souvent observé chez les nouveau-nés surtout les prématurés. Cette jaunisse bénigne résulte du dysfonctionnement temporaire du foie. 

Cependant, elle guérit spontanément avant la deuxième semaine de vie. Toutefois, chez les adultes, le taux normal de bilirubine doit être en dessous de 12 mg/L avec un taux libre inférieur à 10 mg/L ainsi qu’un taux conjugué inférieur à 2 mg/L. Chez les nourrissons, le taux normal varie en fonction de l’âge. De ce fait, il peut atteindre 120 mg/L pendant la première semaine de vie ; 110 mg/L pendant la seconde ; 30 mg/L durant la troisième et 15 mg/L durant la quatrième semaine. Après ces 4 semaines, il devient similaire à celui observé chez les adultes.

Les causes de l’augmentation du taux de la bilirubine 

La bilirubine est liée au mauvais fonctionnement d’une enzyme du foie ou à l’hépatite A. Son excès dans le sang peut être aussi dû à une obstruction des voies biliaires, à des maladies plus graves du foie ou à la vésicule biliaire. Ces pathologies sont entre autres : la cirrhose, l’hépatite B, C, ou le cancer de la vésicule biliaire. 

Aussi, l’hémolyse intense causée par certains traitements médicamenteux et certaines pathologies héréditaires peuvent être aussi responsables de la bilirubine. Le syndrome urémique familial et hémolytique, une intoxication ou diverses infections constituent en fait les maladies héréditaires qui engendrent une forte production de cette molécule.